07 novembre 2011
Décalage d’horloge
Depuis que tu n’es plus là, l’hiver s’est installé, le froid, le gris, l’anesthésie… même l’eau salée à trouvé mon lit de rivière.
Depuis cet hiver de canicule le jour ne m'a pas vue. Je t’ai chuchoté de rallumer ma lumière, de me remonter le cœur, de me relever avec ta force dans la mienne comme deux mains qui se tiennent…
Tu as dû m’entendre… j’imagine que depuis que es parti, tu as dû apprendre à faire la pluie et le beau temps avec la lumière… tu as dû trouver où se situaient les interrupteurs de ton paradis. Tu t’en donnes à cœur joie, les actionnant pour me faire comprendre que tu es là. Dans ma lumière. La mienne. Jour nuit et nuit jour. S’il te plait laisse allumé ! Oui, même la nuit pour que je puisse rêver de te faire démourir.
Qu’au moins je reste dans ma lucidité… la mienne… un peu… celle des autres m’importe encore bien peu…

